<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ifts.be/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>IFTS</title>
	<link>https://ifts.be/</link>
	<description>Institut de Formation et de Th&#233;rapie pour Soignants</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ifts.be/spip.php?id_rubrique=65&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>IFTS</title>
		<url>https://www.ifts.be/local/cache-vignettes/L144xH27/siteon0-75a66.png?1791890398</url>
		<link>https://ifts.be/</link>
		<height>27</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Formation &#224; la psychopathologie</title>
		<link>https://www.ifts.be/Formation-a-la-psychopathologie.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ifts.be/Formation-a-la-psychopathologie.html</guid>
		<dc:date>2019-06-09T21:31:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>michel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Si vous souhaitez recevoir une formation &#224; la psychopathologie, ou rafra&#238;chir vos connaissances, et/ou confronter vos connaissances th&#233;oriques &#224; votre clinique, vous pouvez suivre ces quatorze jours de formations donn&#233;es par quatre formateurs cliniciens chevronn&#233;s en exercice. Cliquez sur ce lien pour les d&#233;tails de la formation&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ifts.be/-PSYCHOPATHOLOGIE-.html" rel="directory"&gt;PSYCHOPATHOLOGIE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ifts.be/local/cache-vignettes/L150xH116/arton246-350c1.png?1791948155' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='116' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si vous souhaitez recevoir une formation &#224; la psychopathologie, ou rafra&#238;chir vos connaissances, et/ou confronter vos connaissances th&#233;oriques &#224; votre clinique, vous pouvez suivre ces quatorze jours de formations donn&#233;es par quatre formateurs cliniciens chevronn&#233;s en exercice. &lt;a href='https://www.ifts.be/PSYCHOPATHOLOGIE-PSYCHOLOGIE-CLINIQUE.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Cliquez sur ce lien pour les d&#233;tails de la formation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Manuel de Psychopathologie </title>
		<link>https://www.ifts.be/Manuel-de-Psychopathologie.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ifts.be/Manuel-de-Psychopathologie.html</guid>
		<dc:date>2019-06-09T21:28:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>michel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pr&#233;sentation de l'ouvrage &lt;br class='autobr' /&gt;
DELBROUCK M., Psychopathologie, Manuel &#224; l'usage du m&#233;decin et du psychoth&#233;rapeute, Bruxelles, De Boeck, 2013. &lt;br class='autobr' /&gt; Destin&#233; au m&#233;decin non psychiatre et au psychoth&#233;rapeute non psychanalyste, cet ouvrage de r&#233;f&#233;rence est un outil pr&#233;cieux pour le clinicien francophone fran&#231;ais, canadien, suisse ou belge. &#201;labor&#233; pour aider le praticien de terrain &#224; s'y retrouver dans le d&#233;dale complexe des souffrances de l'esprit et du corps, il est r&#233;dig&#233; par un clinicien, &#224; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ifts.be/-PSYCHOPATHOLOGIE-.html" rel="directory"&gt;PSYCHOPATHOLOGIE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ifts.be/local/cache-vignettes/L150xH113/arton206-1a671.jpg?1791948155' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;sentation de l'ouvrage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;DELBROUCK M., &lt;i&gt;Psychopathologie, Manuel &#224; l'usage du m&#233;decin et du psychoth&#233;rapeute&lt;/i&gt;, Bruxelles, De Boeck, 2013.&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_125 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ifts.be/local/cache-vignettes/L333xH499/41dt6yfcegl._sx331_bo1_204_203_200__1_-cab16.jpg?1791933505' width='333' height='499' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Destin&#233; au m&#233;decin non psychiatre et au psychoth&#233;rapeute non psychanalyste, cet ouvrage de r&#233;f&#233;rence est un outil pr&#233;cieux pour le clinicien francophone fran&#231;ais, canadien, suisse ou belge. &#201;labor&#233; pour aider le praticien de terrain &#224; s'y retrouver dans le d&#233;dale complexe des souffrances de l'esprit et du corps, il est r&#233;dig&#233; par un clinicien, &#224; la fois m&#233;decin et psychoth&#233;rapeute. Les apports sociologiques, philosophiques, psychanalytiques viennent n&#233;cessairement compl&#233;ter les apports neurobiologiques et physiologiques et r&#233;aliser ainsi une approche holistique de la personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur aborde diverses questions essentielles rencontr&#233;es au quotidien tant par le m&#233;decin que par le psychoth&#233;rapeute. Dans cette nouvelle &#233;dition, le lecteur trouvera un chapitre consacr&#233; &#224; la th&#233;orie et aux troubles de l'attachement. En outre, seront d&#233;velopp&#233;s et compl&#233;t&#233;s les chapitres suivants : les troubles anxieux et de l'humeur, les troubles schizophr&#233;niques, les &#233;tats limites (borderlines, narcissiques, pervers narcissiques), les divers autres troubles de la personnalit&#233;, la parano&#239;a, l'hyst&#233;rie, les TOC, les addictions aux produits et les addictions sans drogue (cyberd&#233;pendances, sexe, jeu). Un chapitre est consacr&#233; aux m&#233;dications psychotropes en France, Canada et Belgique (formes, dosages, posologies).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet ouvrage tr&#232;s complet, l'auteur envisage &#233;galement les troubles du comportement alimentaire, du sommeil, du contr&#244;le des impulsions, de l'attention/hyperactivit&#233;, les troubles somatoformes, dissociatifs et factices, de m&#234;me&lt;br class='autobr' /&gt;
que divers autres syndromes (Stockholm, psycho-organique, Gilles de la Tourette, Peter Pan, etc.) ainsi que les d&#233;mences et le retard mental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un glossaire de d&#233;finitions avec renvoi aux chapitres concern&#233;s, des renvois multiples entre chapitres, une bibliographie &#224; la fin de chaque chapitre, une bibliographie g&#233;n&#233;rale ainsi qu'une table d'index aideront le lecteur &#224; trouver&lt;br class='autobr' /&gt;
rapidement l'information dont il a besoin. Chaque th&#232;me est &#233;tudi&#233; du point de vue &#233;tiopathog&#233;nique, symptomatologique, diagnostique et th&#233;rapeutique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis de nombreuses ann&#233;es, l'auteur enseigne la psychopathologie &#224; des m&#233;decins et des psychoth&#233;rapeutes &#224; Paris, Gen&#232;ve et Bruxelles. Sa fonction de Ma&#238;tre de stage intra- et post-universitaire, la supervision de m&#233;decins et de&lt;br class='autobr' /&gt;
psychoth&#233;rapeutes, l'animation de groupes sur la gestion du transfert et du contretransfert et l'interaction avec les th&#233;rapeutes et les &#233;l&#232;ves th&#233;rapeutes ont fait &#233;merger la n&#233;cessit&#233; et l'envie chez l'auteur de mettre &#224; leur disposition un outil de r&#233;f&#233;rence pour les multiples questions rencontr&#233;es dans leur pratique. Apr&#232;s trente sept ans d'exercice en m&#233;decine de premi&#232;re ligne et apr&#232;s vingt cinq ans d'exercice de psychoth&#233;rapie, l'auteur a toujours travaill&#233; en s&#233;parant ses deux fonctions, m&#233;decin et psychoth&#233;rapeute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;decin, psychoth&#233;rapeute, psychanalyste, enseignant de la psychopathologie, formateur, past-pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; Balint Belge, past-pr&#233;sident de la&lt;br class='autobr' /&gt;
Soci&#233;t&#233; Belge de Gestalt-th&#233;rapie, directeur de l'Institut de Formation et de Th&#233;rapie pour Soignant IFTS - &lt;a href=&#034;http://www.ifts.be&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.ifts.be&lt;/a&gt;, membre affili&#233; de l'Institut International de Psychanalyse et de Psychoth&#233;rapie Charles Baudouin (Gen&#232;ve), Ma&#238;tre de stage en m&#233;decine aux Universit&#233;s de Bruxelles, Louvain et&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Parler de Psychopathologie</title>
		<link>https://www.ifts.be/Parler-de-Psychopathologie.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ifts.be/Parler-de-Psychopathologie.html</guid>
		<dc:date>2019-06-09T21:26:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>michel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Parler de psychopathologie &lt;br class='autobr' /&gt;
Par le Docteur Michel Delbrouck &lt;br class='autobr' /&gt;
Parler de psychopathologie repr&#233;sente un danger de cat&#233;gorisation et d'enfermement du patient. L'ouverture du c&#339;ur reste indispensable mais une forme de langage clair nous appara&#238;t indispensable entre professionnels. Un devoir de comp&#233;tence nous oblige &#224; explorer les rouages de l'&#234;tre humain et un devoir d'humanit&#233; nous recommande de placer ces concepts indispensables en toile de fond, alors que le patient est devant nous et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ifts.be/-PSYCHOPATHOLOGIE-.html" rel="directory"&gt;PSYCHOPATHOLOGIE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ifts.be/local/cache-vignettes/L150xH83/arton245-ddb85.jpg?1791948155' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Parler de psychopathologie &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par le Docteur Michel Delbrouck&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parler de psychopathologie repr&#233;sente un danger de cat&#233;gorisation et d'enfermement du patient. L'ouverture du c&#339;ur reste indispensable mais une forme de langage clair nous appara&#238;t indispensable entre professionnels. Un devoir de comp&#233;tence nous oblige &#224; explorer les rouages de l'&#234;tre humain et un devoir d'humanit&#233; nous recommande de placer ces concepts indispensables en toile de fond, alors que le patient est devant nous et reste au centre du d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des &#171; missions &#187; du psychopathologue serait peut-&#234;tre de cr&#233;er un pont entre les aspects de la m&#233;decine et ceux de la psychologie au sens large du terme. Les cliniciens et les th&#233;rapeutes devraient poss&#233;der une notion claire des pistes importantes &#224; conna&#238;tre et &#224; reconna&#238;tre en situation clinique, &#224; partir des d&#233;couvertes des auteurs connus et des recherches r&#233;centes. Le clinicien sera interpell&#233; par la dimension organique, anthropologique, &#233;thologique, environnementale mais aussi culturelle, philosophique et spirituelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;formation du m&#233;decin lui fait parler du &#171; patient &#187; et pas du client qui pourrait lui &#233;voquer un aspect mercantile. Pour le psychoth&#233;rapeute, parler du patient risquerait d'inf&#233;rioriser la personne et de la maintenir dans un &#233;tat de d&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux pr&#233;cautions &#233;thiques demeurent d'actualit&#233;, la bonne distance restant un outil majeur dans toute relation th&#233;rapeutique qu'elle soit m&#233;dicale ou psychoth&#233;rapeutique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cart&#233;sianisme a s&#233;par&#233; corps et esprit et nous en sommes tous h&#233;ritiers et tributaires. En caricaturant, pour le m&#233;decin, le sympt&#244;me physique pr&#233;sent&#233; par l'hyst&#233;rique devenait suspect de mythomanie et, pour le psychoth&#233;rapeute, le cancer du sein manifestait un conflit intrapsychique non r&#233;solu. Les deux positions extr&#234;mes sont dangereuses et conduisent &#224; l'impasse par non-respect et manque de connaissance de nos modes de fonctionnement. La pathologie ne serait-elle pas une mani&#232;re pour nous humains d'exprimer notre mal d'&#234;tre, une tentative, pour un temps parfois prolong&#233;, de l'exprimer n'ayant pas d'autres moyens &#171; &#233;conomiques &#187; de le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comprendre que pr&#233;senter par exemple un ulc&#232;re d'estomac ou un trouble obsessionnel compulsif pourrait &#234;tre similaire, sachant qu'il y a une &#233;troite conjonction entre le neurobiologique, l'intrapsychique et le relationnel, et non une contradiction ou une opposition, permettrait d'&#233;viter intol&#233;rance et obscurantisme. Les aspects mythologiques, symboliques peuvent venir nourrir notre pens&#233;e, notre intellect. L'approche comportementale vient soutenir et &#233;tayer les apports psychanalytiques et neurobiologiques. Les regards sociologiques, philosophiques et psychodynamiques compl&#232;tent les apports des neurosciences en globalisant la personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fondements neuro-bio-psycho-socio-psychanalytiques restent indispensables &#224; conna&#238;tre. L'aspect dynamique et l'&#233;volution constante des d&#233;couvertes de chaque science doivent susciter l'ouverture aux progr&#232;s des autres disciplines et la constante interaction entre toutes ces approches. Ce souhait pourrait rester un v&#339;u pieux mais l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233; et des sciences ne nous permet pas de le concevoir autrement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Analogie, compl&#233;mentarit&#233; et congruence sont-elles possibles entre d'une part les neurosciences et d'autre part la psychanalyse freudienne, la psychanalyse de la relation d'objet, la th&#233;orie de l'attachement, la psychiatrie infantile et les th&#233;ories humanistes comme la Gestalt, l'Analyse Transactionnelle, la Bio&#233;nergie et les approches psychocorporelles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une quinzaine d'ann&#233;es, pr&#233;valait un scientisme oppose&#769; a&#768; la conception psychanalytique, qui voulait expliquer tout le psychisme a&#768; partir de la chimie du cerveau et des neurotransmetteurs. Aujourd'hui, il y a un consensus, au moins parmi les personnes &#233;clair&#233;es, pour reconna&#238;tre que l'&#234;tre humain est un objet complexe, constitue&#769; au moins autant par son milieu culturel et langagier, par son environnement social et familial, que par son substrat organique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette position suscite de nouvelles questions &#233;pist&#233;mologiques. Faudrait-il cr&#233;er une nouvelle discipline comme la neuropsychanalyse qui pourrait prendre a&#768; son compte le double &#233;clairage ? Ou plut&#244;t, a contrario, une coop&#233;ration entre plusieurs niveaux et domaines de recherche et de th&#233;rapeutique qui serait plus appropri&#233;e ou chacun et chacune garderait ses sp&#233;cificit&#233;s et ses comp&#233;tences propres tout en apprenant &#224; collaborer et &#224; s'int&#233;resser aux d&#233;couvertes et &#224; la pens&#233;e de l'autre. Car, il persiste un danger de dilution &#224; vouloir tout amalgamer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'allier le subjectif et l'objectif, d'allier les conceptions de l'ancien continent avec celles du nouveau monde anglo-saxon via le DSM, et non pas d'abroger totalement et d&#233;finitivement le v&#233;cu intra psychique, la r&#233;flexion philosophique et spirituelle propre &#224; l'homme global. La f&#233;d&#233;ration des psychoth&#233;rapies humanistes [1] s'en d&#233;fend et &#339;uvre dans une saine reconnaissance de toutes ces approches multiples. Notre positionnement est assur&#233;ment heuristique [2], d&#233;termin&#233; &#224; faire d&#233;couvrir et partager leurs d&#233;couvertes, &#224; en d&#233;terminer leurs influences mutuelles et a&#768; tenter d'en cerner leurs limites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Explorer les notions de psychanalyse comme celles d'embryogen&#232;se et de neurosciences vise &#224; une meilleure compr&#233;hension et int&#233;gration de la psychopathologie. Tenir compte des d&#233;couvertes r&#233;centes de la m&#233;decine, des neurosciences, du r&#244;le de la g&#233;n&#233;tique et de l'&#233;pig&#233;n&#233;tique n'exclut en rien l'importance du psychisme dans l'&#233;tiopathog&#233;nie des affections psychiatriques et m&#233;dicales fonctionnelles.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; De la neurologie &#224; la neuropsychologie, &#224; la psychologie, &#224; la psychiatrie et &#224; la neuropsychiatrie, disait le Professeur G. Moonen [3] , il n'y a pas de c&#233;sure mais une continuit&#233;. Il s'agit du m&#234;me cerveau &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions environnementales, sociales influent consid&#233;rablement sur le fonctionnement des esp&#232;ces. La m&#233;decine devient hyper sectoris&#233;e, merveilleuse position sur le plan des comp&#233;tences et de l'efficacit&#233; th&#233;rapeutique mais d&#233;sastreuse en mati&#232;re d'unification de la personne. Repenser l'organe malade dans un ensemble plus large qui lui donne sens et &#233;viter cet aspect de morcellement devrait demeurer un souci constant qui s'inscrit dans la pens&#233;e du Dr Micha&#235;l Balint.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'inconscient collectif jungien n'est peut-&#234;tre qu'une question d'&#233;lectrons, de protons ou de positrons ; les aspects symboliques et m&#233;taphysiques pourraient donc avoir des substrats neurobiologiques, mais cela n'est absolument pas g&#234;nant lorsque le th&#233;rapeute travaille avec la globalit&#233; de la personne en face de lui et avec le lien qui l'unit &#224; elle. L'exp&#233;rience clinique nous montre bien que travailler avec le patient allong&#233;, assis derri&#232;re un bureau qui nous s&#233;pare du patient ou dans des fauteuils qui nous le rapprochent, influent consid&#233;rablement le contact, le rapport du patient-client &#224; son interlocuteur-soignant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude r&#233;cente [4] montre qu'une &#171; psychoth&#233;rapie psychodynamique sur 15 mois r&#233;alis&#233;e aupr&#232;s de patients d&#233;pressifs sans m&#233;dicament permet d'obtenir une normalisation de la neuroimagerie au niveau de l'amygdale gauche, du gyrus cingulaire ant&#233;rieur et du cortex pr&#233;frontal par rapport &#224; un groupe contr&#244;le &#187;. Par ailleurs, la qualit&#233; de vie de patients ayant re&#231;us la combinaison des traitements pharmacologiques et psychoth&#233;rapeutiques s'est tr&#232;s nettement am&#233;lior&#233;e et il a &#233;t&#233; constat&#233; qu'ils rechutaient moins rapidement que ceux qui avaient &#233;t&#233; plac&#233;s sous traitement continu et a fortiori sous placebo apr&#232;s 12 ou 24 mois de suivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au mot &#171; psychopathologie &#187;, faut-il le garder ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comment appeler les propos abord&#233;s ? Le terme comprend pathos [5] et Dieu sait si dans nos cabinets de m&#233;decin et de psychoth&#233;rapeute nous la rencontrons cette souffrance ! D'autre part, nous parlons bien de la psych&#233; et de ses diverses modalit&#233;s d'expression souffrante. Le danger r&#233;side, disions-nous, dans la coercition ou l'&#233;tiquetage des personnes dans une psychopathologie comparative, quantitative, &#224; l'inverse d'une psychopathologie clinique ouverte sur l'&#234;tre en souffrance psychique qui consulte en face de nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour compl&#233;ter la r&#233;flexion, deux aspects de notre monde actuel apparaissent importants &#224; souligner : &lt;br class='autobr' /&gt; - d'une part, le manque de cadre, de limites et de balises claires, l'enchev&#234;trement, l'incongruit&#233;, le non-respect des distances interg&#233;n&#233;rationnelles, le manque de limites et de lois clairement &#233;nonc&#233;es et respect&#233;es qui sont &#224; la gen&#232;se d'un assez grand nombre de dysfonctionnements psychiques, &lt;br class='autobr' /&gt; - et d'autre part les causes environnementales (intoxication au Pb, Mn, Cd, Hg, etc.), les facteurs de stress et les facteurs psychosociaux (pauvret&#233;, pr&#233;carit&#233;, promiscuit&#233;, etc.) qui rendent la marge de man&#339;uvre assez &#233;troite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quoi cela sert-il donc de classer ou de r&#233;pertorier ces comportements psychiques ? Il r&#233;side en effet un grand danger &#224; le faire et d'ailleurs bon nombre de psychiatres commencent &#224; ne plus r&#233;diger leurs rapports en termes de DSM (cadres diagnostiques obligatoires en mati&#232;re politique et d'assurabilit&#233;). L'homme a-t-il encore le droit de s'exprimer, de faire sortir hors de lui ce qui l'&#233;touffe, le contraint et le limite ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mod&#232;le m&#233;dical habituel sous-tend inconsciemment que le m&#233;decin n'est pas malade mais bien la personne en face de lui.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous pr&#233;f&#233;rons dire que le m&#233;decin et le psychoth&#233;rapeute ont aussi un type de personnalit&#233; qui interf&#232;re avec la prise en charge de la personne en face d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Charles Baudouin [6] , deux principales qualit&#233;s sont attendues du th&#233;rapeute : la premi&#232;re est l'humilit&#233;... dans le sens d'un renoncement au pouvoir, d'un refus de faire &#233;talage de ses qualit&#233;s... L'humilit&#233; est un aspect capital de l'&#233;coute respectueuse et de l'accueil du myst&#232;re de la personne. La seconde est la maturit&#233; affective. Ce n'est qu'en ayant de soi-m&#234;me, et donc de sa propre pathologie, une compr&#233;hension &#233;motionnelle profonde, v&#233;cue dans les tripes, que l'on peut aider sur la voie du mieux-&#234;tre psychique... Le th&#233;rapeute n'a pas le droit d'accepter en th&#233;rapie une personne envers laquelle il se sent incapable d'&#234;tre profond&#233;ment bienveillant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Restera &#224; l'&#233;tudiant et au praticien &#224; aller compl&#233;ter son information dans les multiples ouvrages en la mati&#232;re, &#224; rencontrer les personnes souffrantes dans ses stages cliniques, &#224; se confronter en supervision et surtout &#224; explorer son conscient et son inconscient de mani&#232;re loyale, &#233;thique et constante au fil de toute sa carri&#232;re de psychoth&#233;rapeute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Revisiter la psychopathologie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des lectures et principalement de notre exp&#233;rience clinique, nous pouvons &#233;largir les conceptions de la psychopathologie, en envisageant diff&#233;rents modes d'appr&#233;hension &#233;tiologique de la psychogen&#232;se.&lt;br class='autobr' /&gt;
La psychopathologie pourrait s'enrichir par l'int&#233;gration non seulement des conceptions freudo-lacaniennes mais &#233;galement par les apports des neurosciences, de la vision psychanalytique de la relation d'objet, de ceux de la th&#233;orie de l'attachement et des r&#233;sultats des observations cliniques du nourrisson avec l'acquisition progressive des sens de soi, et de l'intersubjectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la th&#233;orie psychanalytique, d&#233;velopp&#233;e par Sigmund Freud et ses collaborateurs, la psychogen&#232;se est en &#233;troite relation avec les stades du d&#233;veloppement psychosexuel et de l'acquisition de l'alimentation. Dans ce cadre, la construction des th&#233;ories du d&#233;veloppement se fondent sur les d&#233;ductions bas&#233;es sur la nature des exp&#233;riences subjectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la psychanalyse de la relation d'objet d&#233;velopp&#233;e par M&#233;lanie Klein et les post-kleiniens, la psychogen&#232;se se base sur le caract&#232;re &#233;volutif de la relation d'objet et est centr&#233;e sur l'exp&#233;rience de soi-et-de-l'autre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon les th&#233;oriciens de l'attachement John Bowlby, Marie Ainsworth et Daniel Stern, le nourrisson poss&#232;de des comp&#233;tences inn&#233;es et acquiert son autonomie au travers de divers domaines de l'exp&#233;rience de soi. Dans ces approches d&#233;veloppementalistes ou exp&#233;rimentales, les auteurs s'efforcent de ne rien d&#233;duire de l'exp&#233;rience subjective. Quant &#224; l'approche ph&#233;nom&#233;nologique, elle se r&#233;duit aux &#233;v&#233;nements objectifs en excluant le subjectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous l'explique Daniel Stern [7] , un &#171; nourrisson a &#233;t&#233; reconstruit par les th&#233;ories psychanalytiques &#224; partir de la pratique clinique, avant tout avec des adultes &#187;. La cr&#233;ation du nourrisson de la clinique doit &#234;tre distingu&#233; du nourrisson de l'observation car il a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; pour donner un sens &#224; toute la pr&#233;coce histoire du patient. Il nous dit que &#171; celui qui raconte et celui qui &#233;coute d&#233;couvrent en m&#234;me temps qu'ils la modifient. La v&#233;rit&#233; historique est &#233;tablie par ce qui est dit, non parce qui est arriv&#233; r&#233;ellement &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
De ce fait, &#171; chaque th&#233;oricien retient comme essentiel certains aspects de l'exp&#233;rience et chacun produit une vie diff&#233;rente du patient selon ce qu'il a ressenti &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les th&#233;ories psychanalytiques supposent que le d&#233;veloppement progresse d'un stade au suivant et que chaque stade est une phase sp&#233;cifique du d&#233;veloppement du Moi ou du &#199;a. La tendance serait de &#171; caract&#233;riser les premiers stades du d&#233;veloppement normal en fonction d'hypoth&#232;ses s'appuyant sur des &#233;tats pathologiques ult&#233;rieurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Serge Tisseron [8] , il faut &#171; d&#233;barrasser la psychanalyse de ses scories &#187;, en &#171; ne la compliquant pas par une attitude froide et distante &#187;. Pour cet auteur, la sp&#233;cificit&#233; de la psychanalyse r&#233;side dans le fait qu'elle est un &#171; type de compagnonnage, impliquant entre l'analyste et l'analysant une empathie r&#233;ciproque et mutuelle &#187;. Ces r&#233;centes r&#233;flexions [9] nous renforcent &#224; introduire dans notre approche de la psychogen&#232;se les apports des th&#233;oriciens de l'attachement ainsi que le r&#233;sultat des recherches sur le nourrisson, le sens apport&#233; sera plus prospectif que r&#233;trospectif. Le principe organisateur serait la cr&#233;ation du sens subjectif de soi. D&#232;s lors, les exp&#233;riences subjectives constituent en elles-m&#234;mes les principaux &#233;l&#233;ments fonctionnels et non plus le Moi et le &#199;a d'o&#249; d&#233;rivent les exp&#233;riences subjectives.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'y aurait pas de phases mais plut&#244;t des formes d'exp&#233;rience sociales qui persistent tout au long de la vie. Les phases initiales de formation et d'acquisition des comp&#233;tences du nourrisson restent fondamentales mais l'individu continue tout au long de sa vie &#224; compl&#233;ter ses exp&#233;riences continuelles d'acquisition et de compl&#233;tude de ses acquis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience sociale subjective se compl&#232;te dans tous les domaines et notamment au fil de la prise en charge psychoth&#233;rapeutique. L'attachement et la prise d'autonomie sont travaill&#233;s et retravaill&#233;s dans toutes les facettes des liens interpersonnels disponibles &#224; la personne en traitement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les plasticit&#233;s neuronales renforcent ces nouvelles conceptions. Cela l&#233;gitimise la place des psychoth&#233;rapies. L'individu n'est pas fig&#233;, fix&#233; &#224; des stades de d&#233;veloppement psychog&#233;n&#233;tique. Il peut et &#171; doit &#187; &#233;voluer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le changement fondamental dans la conception de la psychopathologie et de la vie psychique consistant &#224; consid&#233;rer les probl&#233;matiques cliniques fondamentales, sont &#224; envisager comme des probl&#233;matiques de la vie enti&#232;re et non comme des questions de phases de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas d'opposition entre ces diverses conceptions mais un enrichissement mutuel qui peuvent aider le clinicien &#224; mieux appr&#233;hender, comprendre et aider le patient qui vient consulter en souffrance. Le clinicien doit s'adapter au patient et non l'inverse. Nous pouvons poursuivre en consid&#233;rant les diff&#233;rentes approches de mani&#232;re simultan&#233;e tout en &#233;vitant bien entendu le risque de se perdre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Delbrouck.&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#233;decin, psychoth&#233;rapeute, psychanalyste, enseignant de la psychopathologie, formateur, past-pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; Balint Belge, past-pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; Belge de Gestalt-th&#233;rapie, directeur de l'Institut de Formation et de Th&#233;rapie pour Soignant IFTS - &lt;a href=&#034;http://www.ifts.be&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.ifts.be&lt;/a&gt;, membre affili&#233; de l'Institut International de Psychanalyse et de Psychoth&#233;rapie Charles Baudouin (Gen&#232;ve), Ma&#238;tre de stage en m&#233;decine aux Universit&#233;s de Bruxelles, Louvain et Li&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] FPHE : F&#233;d&#233;ration Belge des Psychoth&#233;rapeutes Humanistes : Le courant humaniste constitue un des quatre grands courants reconnus et &#233;tudi&#233;s par les experts du Conseil Sup&#233;rieur d'Hygi&#232;ne du Minist&#232;re f&#233;d&#233;ral de la Sant&#233; en Belgique lors de l'&#233;tude pr&#233;liminaire (CSH n&#176; 7855) en vue de l'agr&#233;ment des psychoth&#233;rapies en Belgique. Ce courant humaniste est &#233;galement appel&#233; &#171; courant de la psychoth&#233;rapie &#224; orientation exp&#233;rientielle et centr&#233;e sur le client &#187;. &lt;a href=&#034;http://www.fphe.be&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.fphe.be&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[2] Heuristique : qui favorise la d&#233;couverte.&lt;br class='autobr' /&gt;
[3] MOONEN G., &lt;i&gt;La neurologie acad&#233;mique : entre science et clinique&lt;/i&gt;, in Rev Med Li&#232;ge 2012 ; 67 : 12 607-611.&lt;br class='autobr' /&gt;
[4] BURCHEIM Anna, &lt;i&gt;Changes in Prefrontal-Limbic Function in Major Depression after 15 Months of Long-Term Psychotherapy&lt;/i&gt;, Plos One 2012, 7(3),e33745.&lt;br class='autobr' /&gt;
[5] Pathos : &#171; souffrance &#187; en grec.&lt;br class='autobr' /&gt;
[6] PIRON Claude, &lt;i&gt;La psychoth&#233;rapie int&#233;grative selon Baudouin&lt;/i&gt;, chapitre 6, in Trait&#233; de psychoth&#233;rapie compar&#233;e, Paris, M&#233;decine et Hygi&#232;ne, p. 165.&lt;br class='autobr' /&gt;
[7] STERN D., &lt;i&gt;Le monde interpersonnel du nourrisson&lt;/i&gt;, Paris, PUF, 1989.&lt;br class='autobr' /&gt;
[8] TISSERON S., &lt;i&gt;Fragments d'une psychanalyse empathique&lt;/i&gt;, Paris, Albin Michel, 2012.&lt;br class='autobr' /&gt;
[9] SENK P., &lt;i&gt;Comment la psychanalyse &#233;volue&lt;/i&gt;, in Le Figaro du 14 janvier 2013.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Article publi&#233; et relu le 22 05 2019&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
